Après la Green economy, la Blue Economy!

Aurelie 25 décembre 2013 0
Après la Green economy, la Blue Economy!

Le concept de l’économie bleue, ce n’est plus tenter de polluer moins mais tenter de ne plus polluer du tout! Ce concept est issu d’années de découvertes et de pratiques scientifiques et entrepreneuriales visant à apporter des réponses aux défis actuels. Il s’agit d’un modèle économique qui incite à utiliser ce qui est localement disponible, qui a pour but d’augmenter la compétitivité, de créer des emplois. L’économie bleue s’inscrit dans le développement de l’économie verte. Au lieu de s’appeler le « vert 2.0 », le terme d’économie bleue se réfère à la couleur du ciel, de l’océan et de la terre vue de l’univers. Ce concept est un modèle économique et un modèle d’entreprise innovant.

L’économie bleue propose une alternative au mode de production actuel qui consiste à prélever une ressource dans un milieu pour la transformer à l’aide de procédés créateurs de déchets, pour ensuite utiliser ce produit jusqu’à le transformer en déchet inutilisable pour l’homme ou le fonctionnement d’un écosystème. L’économie propose un modèle de développement circulaire, en transformant le maximum de déchets en ressources, et en produisant différentes formes d’énergies réellement renouvelables.

Tout cela semble parfait mais certains écologistes se méfient des concepts de ‘blue’ et ‘green economy’, concepts dans lesquels le développement durable et l’environnement sont réduits à des facteurs économiques. Ces concepts ont pour but de relancer la croissance mondiale. Ce qui inquiète, c’est que ce type de concept peut consister en la mise en place d’une économie favorisant une plus grande marchandisation de la nature, une économie qui profiterait plus aux institutions internationales et aux grandes entreprises multinationales plutôt qu’aux citoyens.

Au-delà des concepts de green et blue economy, il s’agit de trouver des solutions qui permettent vraiment de réduire les émissions des gaz à effets de serre mais aussi l’utilisation des ressources naturelles comme l’agriculture biologique, générant une plus grande biodiversité. Par exemple, face à l’urbanisation sauvage qui implique des territoires entiers afin d’y implanter des agrocarburants et des plantations, il y a une autre solution consistant à récupérer les campagnes, faire de l’agriculture péri-urbaine. Face à la financiarisation stricte de l’environnement par le capitalisme, il existe d’autres alternatives comme des coopératives alternatives et des banques éthiques au niveau communautaire.

Nous avons besoin d’un nouveau modèle économique et de changer les modèles de production et de consommation. Nous devons repenser la façon dont nous extrayons les ressources naturelles, la mobilité. Ce changement peut-il être conduit dans la perspective d’augmenter la croissance économique et les profits? Cela doit être piloté par le fondement de ce nouveau modèle économique qui tiendra compte des besoins sociaux des populations, de l’environnement et d’une économie qui soit véritablement solidaire, durable et soutenable dans le temps.

La nature n’a pas de prix, elle est un bien commun. L’économie verte ou bleue, c’est mettre un prix à la nature, la traiter comme quelque chose que nous pouvons exploiter. Comment sortir définitvement de ce système et mettre les êtres humains et la nature au centre de nos préoccupations? Deux approches s’affrontent aujourd’hui: l’une considère que plus de capitalisme résoudra le déséquilibre causé par le capitalisme, l’autre considère que nous ne pouvons plus continuer avec le capitalisme, que nous devons apprendre un modèle de relation avec la nature complètement différent, non pas à travers le marché, non pas en introduisant les prix partout et pour tout mais en reconnaissant les valeurs intrinsèques de la nature qui se stiuent sur un autre niveau, non marchandable…

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