Pourquoi promouvoir l’égalité filles-garçons dès l’école maternelle?

Aurelie 30 janvier 2014 0
Pourquoi promouvoir l’égalité filles-garçons dès l’école maternelle?

A l’heure où une polémique existe en France – la fausse rumeur selon laquelle la « théorie du genre » serait enseignée à l’école – il me semble opportun de rappeler que la l’égalité hommes-femmes, cela s’apprend dès le plus jeune âge…

La polémique autour de la « théorie du genre », résumée à une éducation qui nierait les différences sexuelles, n’a pas de sens car une telle théorie n’est pas du tout enseignée dans les écoles. Ce qui est en jeu, c’est de développer un enseignement pour éduquer au respect fille-garçon et à l’égalité entre les filles et les garçons.

Certains parents affirment s’inquiéter de voir apparaître trop tôt des cours d’éducation sexuelle ou de nier les différences entre les filles et les garçons. Pour certains, faire évoluer l’enseignement vers une plus grande reconnaissance de l’égalité filles-garçons est une intrusion de l’État dans la vie privée, familiale, éducative. Ce genre de réactions me semble surtout prouver à quel point disposer d’une éducation qui ouvre les horizons des filles et des garçons devrait être un droit primordial car les stéréotypes se construisent dès l’enfance, ils sont véhiculés par les parents, les enseignants, les enfants eux-mêmes, les livres, les films qui les entourent…

Quelle est l’image des filles et des garçons véhiculée par exemple dans les livres pour enfants? On constate trop souvent un décalage entre la société actuelle et celle montrée dans les livres. Où sont les femmes pompiers, les papas attentionnés, les familles recomposées, les garçons qui aiment cuisiner, les filles qui se rêvent astronaute? Osons féminiser un nom de métier pour augmenter la confiance des filles à choisir cette voie.

Qui sont les héroïnes dans les livres pour la jeunesse? Longtemps, deux grands stéréotypes ont co-existé de manière exclusive: la belle, avec ou sans la bête!, et la rebelle, punie ou marginalisée… L’héroïne est souvent encore aujourd’hui représentée par l’image d’un ‘garçon manqué’. L’héroïsme a toujours un genre dominant en littérature de jeunesse: le masculin qui représente l’action, l’aventure, l’audace…

Votre petite fille en a-t-elle marre du rose? Votre petit garçon en a-t-il marre de recevoir des voitures? Votre ado a-t-il ou a-t-elle des réactions que vous jugez rétrogrades? Parce qu’il y a des petites filles qui aiment les jeux de garçons et des petits garçons qui aiment les jeux de filles, apprenons à être plus attentifs et tolérants!

Espérons que cette polémique en France ait un effet positif, celui de faire encore grandir davantage la lutte contre les stéréotypes, et non l’inverse…

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