« Your life could change », she said

Catherine 20 novembre 2014 0
« Your life could change », she said

Bruxelles a ceci de particulier et de différent comparé à Paris que la capitale européenne voit défiler nombre d’étrangers et d’expatriés qui s’expriment en bien d’autres langues que celle de Voltaire.

Bruxelles a aussi ceci d’agréable que la ville possède de multiples marchés qui offrent autant de lieux de rassemblement pour des apéros. Le lundi c’est à Saint-Gilles, le mercredi au Châtelain et le vendredi à Woluwé – entre autres.

Dans ces marchés, on croise son voisin de palier, un expat’ fraichement établi, un Flamand, un homme d’affaires venu pour business avec l’Union européenne et une Mauricienne récemment divorcée d’un riche Belge. Les rencontres sont faciles et tout le monde se raconte, un peu ou beaucoup, selon l’humeur et le nombre de verres avalés.

Certains y viennent pour trouver un compagnon d’une vie, d’autres pour une partenaire d’une nuit. Certains le font par pur désir de trouver l’âme soeur, d’autres le font pour (re)trouver un portefeuille plus qu’une moitié: le cas de mon « amie » mauricienne, manifestement très éméchée qui me présente son ami londonien venu à Bruxelles pour affaires.

Zoom.

Froidement, une fois que cet « ami » a le dos tourné : « Catherine, pourquoi ne pas prendre le numéro de Bernhard ? »; « Your life could change you know ».
Je n’ai pas pu m’empêcher de rire.
Cette fille, avec qui je discutais depuis 5 minutes, avait décrété que ma vie pouvait changer, ou implicitement qu’elle devait changer !? En tout cas, qu’elle avait quelque chose qui nécessitait ou qui méritait un changement. Que moi, jeune femme, je devais forcément avoir envie d’être avec un homme un peu plus âgé et avec une situation matérielle confortable. Haha.
Tout le monde fait des projections, calque son modèle de vie sur celui d’autres, se compare, conseille avec ses propres lunettes, ses attentes.
Je lui ai simplement répondu : « Diana, I love my life and I would not change it for anything in the world. » Et c’est marrant, c’est à cet insignifiant instant que j’ai réalisé que je le pensais vraiment et que j’avais de la chance.

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