Lisons des histoires à nos enfants !

Aurelie 17 mai 2015 0
Lisons des histoires à nos enfants !

Ouvrir un livre avec son enfant, c’est le meilleur moyen d’éveiller sa curiosité ! C’est l’aider à comprendre le monde et surtout c’est contribuer à son imagination tout en partageant un moment très privilégié ensemble. En tant que parents, on sait que ce qui compte ce sont les moments ‘de qualité’ et de disponibilité totale, et, personnellement, j’adore me plonger dans l’univers enchanté des histoires pour petits qui sont souvent des sources de félicité et de lâcher prise pour les grands !

Les experts de l’enfance nous expliquent que la lecture faite à l’enfant l’assiste dans son développement, l’aide – grâce au fait qu’il investit les situations racontées, qu’il s’identifie à certains personnages – à « reconnaître » ses propres émotions, à les nommer. Les histoires lui permettent de mettre de la cohérence dans ses émotions, ses ressentis, son vécu. De travailler sa perception de la réalité. La lecture partagée est l’activité principale pour un apprentissage réussi de la lecture.

Lire des contes? L’enfant trouve dans les contes de quoi l’aider à dépasser ses difficultés et à grandir. Ils l’encouragent à traverser les épreuves de la vie : jalousie fraternelle (Cendrillon), solitude, mort d’un parent (Blanche Neige), abandon et responsabilité (le Petit Poucet), adultes tout puissants et souvent menaçants (le Chaperon Rouge, Hansel et Gretel). Ce que disent les contes à l’enfant est que confronté à des épreuves, il lui faut les affronter vaillamment et qu’ainsi il peut les surmonter. Ils l’aident à se libérer de ses peurs, lui donnent des points de repères pour comprendre le monde et agir. Ce qui fait la différence entre le discours rationnel que peuvent tenir les parents à l’enfant et ce que lui disent les contes est que ces derniers le font sous une forme magique en adéquation avec son imaginaire.

Pourquoi lire le soir ? S’il y a bien un moment très privilégié, c’est la lecture d’une – ou plusieurs… – histoires le soir. Selon les psychologues, c’est un moment clé car il marque la séparation d’avec le monde et la plongée solitaire dans la nuit… source éternelle des petites et grandes angoisses, fort naturelles. S’endormir avec plein de belles images dans sa tête, accompagnées de notre voix douce ou grave, c’est la voie royale pour un sommeil apaisé… C’est le rituel idéal après l’agitation de la journée. Lire des histoires, même si l’enfant sait déjà lire? Oui ! Parce que c’est un moment de complicité parent-enfant !

L’intérêt de la lecture le soir est la création d’images faites par l’enfant qui écoute. Situation autrement plus intéressante et  inverse de celle où, passif, il regarde un écran et reçoit  des images toutes faites et imposées. En écoutant une histoire, le petit enfant apprend à se faire facilement des images mentales nécessaires au bon fonctionnement de la pensée. De plus, ritualiser la lecture chaque soir avant le coucher de l’enfant l’aide à passer  du monde diurne à la nuit. Il met un terme à ses activités et entre dans un autre monde plus éloigné de la réalité, celui de la rêverie, de l’imaginaire.

Le langage et la lecture: le langage écrit n’est pas le même que la langue parlée. Il possède des structures de phrases différentes (souvent plus complexes : emploi de pronoms relatifs, de conjonctions de subordination, etc.) et un vocabulaire plus riche, plus étendu. Il est aussi plus explicite. Celui que partage l’enfant avec ses parents, sa fratrie et ses familiers (crèche, école…) s’appuie sur le contexte, les connaissances communes. En famille, on se comprend avec peu de mots. Beaucoup de choses sont sous-entendues. Deux ou trois mots, une phrase composée d’un sujet, d’un verbe et de deux compléments suffisent à traduire toute une pensée. Les liens développant la cause, le but, la conséquence sont souvent absents.

Sommeil et mémoire: qu’on soit enfant ou adulte, on n’apprend pas en dormant puisqu’il ne peut y avoir un travail conscient d’appropriation pendant le sommeil. Mais, lire une leçon le soir juste avant de s’endormir en facilite son apprentissage le lendemain matin. De même, il est bon, par exemple, de prendre des informations sur un problème, ou de tout simplement y penser, avant de s’endormir : le sommeil a un effet, non pas de résolution magique mais d’éclaircissement qui peut être bénéfique.

Si vous êtes en manque d’inspiration, voici quelques pistes !

Leave A Response »