Charles Pépin, un philosophe qui nous veut du bien !

Aurelie 24 juillet 2018 0
Charles Pépin, un philosophe qui nous veut du bien !

Il y a des philosophes qui écrivent des ouvrages… disons hermétiques… Et puis il y a des philosophes qui nous parlent de coeur à coeur et qui nous font le plus grand bien au quotidien ! Charles Pépin est très certainement bienveillant car ses livres se succèdent pour nous apprendre à comment devenir de plus en plus heureux, libres et joyeux !

Sur l’échec

« Qu’ont en commun Charles de Gaulle, Steve Jobs et Serge Gainsbourg ? Qu’est-ce qui rapproche J.K. Rowling, Charles Darwin et Roger Federer, ou encore Winston Churchill, Thomas Edison ou Barbara ?« , débute Charles Pépin dans son ouvrage « Les vertus de l’échec« : « Ils ont tous connu des succès éclatants ? Oui, mais pas seulement. Ils ont échoué avant de réussir. Mieux: c’est parce qu’ils ont échoué qu’ils ont réussi. Sans cette résistance du réel, sans cette adversité, sans toutes les occasions de réfléchir ou de rebondir que leurs ratés leur ont offertes, ils n’auraient pu s’accomplir comme ils l’ont fait.« 

« S’exposer à l’échec, c’est oser, se risquer dans le monde; il faut donc avoir confiance en soi pour tenter l’aventure. Mais lorsqu’on se lance souvent, on échoue nécessairement. Seuls les audacieux échouent. »

Pour qu’un échec soit vertueux, il faut réunir trois conditions. La première est d’écarter tout déni de cet échec. La seconde est de bien faire la distinction entre «être un raté» et «avoir raté». Il ne faut pas s’identifier à cet échec. Distinguer «mon échec» et l’échec de mon «moi». Enfin, le plus important, c’est de prendre le temps d’interroger cet échec, d’y réfléchir… et c’est là que le bât blesse. La première vertu de l’échec est de nous obliger à nous arrêter un peu… D’ailleurs, il faudrait être capable de s’arrêter et de «brainstormer» après nos échecs comme après nos succès… »

Sur la confiance en soi

« Le plus souvent, nos crises de confiance trouvent leur origine dans des traumatismes infantiles: nous avons été dévalorisés, humiliés publiquement, réduits à une essence de médiocre. La distinction philosophique classique entre l’être et le devenir peut dans ce cas nous libérer. Nous ne sommes pas: nous ne faisons que devenir. Nous n’avons pas confiance en nous? Ce n’est pas grave: prenons confiance en ce que nous pouvons devenir.

Il faut arrêter de réduire la confiance en soi à l’affaire d’une compétence, d’une maîtrise ou d’un savoir-faire, explique Charles Pépin. Nous sommes des animaux sociaux et nous avons à conquérir notre confiance dans la qualité de liens qui à la fois rassurent et libèrent : des professeurs, des parents, des maîtres, des amis…

Gagner en confiance en soi exige donc une métamorphose intérieure: nous devons nous ouvrir en profondeur à l’acceptation de l’incertitude. Cette ouverture est difficile parce que nous utilisons habituellement notre intelligence pour limiter l’incertitude. C’est en cela que nous avons besoin d’une philosophie, peut-être même d’une sagesse. […] Il restera toujours de l’incertitude. […] Mais nous pouvons changer la manière dont nous l’accueillons. C’est le déni qui nous épuise, nous angoisse.

         

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