Et si nous faisions une cure de silence ?

Aurelie 20 juillet 2018 0
Et si nous faisions une cure de silence ?

Kankyo Tannier, nonne bouddhiste, a choisi de vivre plusieurs mois seule dans une cabane  dans la forêt alsacienne. Elle y a découvert l’amplitude et la richesse du silence, qui, selon elle, manque cruellement dans nos vies.

L’auteure nous apprend à apprivoiser le silence, à en profiter, même entourés.

Pourquoi entrer dans le silence ?

Pour se sentir mieux, dans un contexte d’actualité anxiogène, d’emplois du temps débordés, d’écrans omniprésents. Pour faire une pause et se retrouver soi-même.

Parmi les bienfaits d’une vie plus silencieuse, Kankyo Tannier évoque notamment la possibilité de :

  • prendre du recul et se recentrer. « Faire silence consiste, par exemple, à attendre avant de répondre à un mail désagréable, laisser passer la nuit, respirer un bon coup : autant de pratiques capables de faire fleurir un buisson de ronces ! »
  • accomplir une mission d’intérêt général. « Après quelques minutes passées auprès d’une personne calme, il est fréquent de sentir son propre rythme intérieur modifié en conséquence. Les « états d’être » sont contagieux  et rester serein relève d’une véritable mission d’intérêt général. Remercions ici du fond du cœur les personnes qui renoncent chaque jour à ajouter leur voix à la cacophonie ambiante. Celles qui ne donnent pas leur avis, celles qui laissent parler les autres… »

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Dans son livre, Ma cure de silence, l’auteure propose le silence des mots pour mieux accueillir ce qui se passe autour de nous. Du langage mais aussi de notre petite voix intérieure. Un exemple ? Ne pas formuler par le langage l’information ou le sentiment afin que la pensée perde de l’importance. « Un conflit avec un collègue non verbalisé et surtout non communiqué à tout notre réseau professionnel, finira par s’effilocher comme un vieux pull-over (…). Le silence donnera de l’espace au règlement dudit problème.

Une cure de silence à la maison

Pas besoin de s’isoler en pleine nature ou dans un monastère ! Nous pouvons organiser une aventure silencieuse chez nous. Durant quelques heures ou une journée.

L’un des exercices proposés par l’auteure, c’est le silence visuel pour reprendre le contrôle de notre mental.

« Marcher en apaisant vos yeux, c’est à dire en contrôlant volontairement la direction de votre regard.

Savoir exactement où vous regardez, au moment où le regard se pose. Choisir volontairement d’éviter tel ou tel spectacle, affiche, vitrine, personne… »

Pourriez-vous imaginer une journée entière sans parler, je crois que cela ne m’est jamais arrivé ! Pourtant quelle paix ce serait, pour moi-même… et mes proches !

L’été est une saison propice aux expériences… On essaie de relever le défi ?

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