Laurent Bonfond, un jeune en politique

Catherine 10 octobre 2018 0
Laurent Bonfond, un jeune en politique

Laurent Bonfond a 30 ans et se présente pour la première fois en politique, dans une commune de Bruxelles, sa commune : 1050 Ixelles.

Six questions/réponses pour mieux comprendre ses motivations!

Le 14 octobre prochain, ce sont les élections communales en Belgique, pourquoi as-tu décidé de te présenter à Ixelles ?

Je vais répondre de manière un peu « cliché », mais c’est la stricte vérité : parce que j’aime ma commune et que, naturellement, j’ai envie de m’y investir. Sans chauvinisme mal placé, je pense sincèrement qu’Ixelles est une des communes bruxelloises qui possède le plus d’atouts: une population jeune et multiculturelle, des quartiers très variés avec, pour certains, une activité économique et festive incroyables (Flagey, Châtelain, Université, Matonge), des lieux de culture géniaux (Musée d’Ixelles, Flagey, les théâtres, Strokar, les cinémas locaux), deux universités, des espaces verts (étangs, parc Tenbosch, Abbaye de la Cambre), etc. Pour des jeunes, c’est une commune très attractive et j’ai envie que cela continue: voilà pourquoi je veux m’engager à Ixelles!

Quelles sont tes priorités pour Ixelles ?

Je dirais la mobilité, la propreté, la bonne gouvernance et le numérique.

Tout d’abord la mobilité, qui, selon moi, passe :
– par davantage de personnes à vélo, donc par une sécurisation des pistes cyclables mais aussi par des facilités pour le stationnement avec la mise en place de boxes vélo;
– pour ceux qui ont vraiment besoin d’une voiture, par davantage de places de stationnement;
– par des transports publics plus rapides, ce que permettra par exemple la Chaussée d’Ixelles, à terme.

En matière de propreté, à titre personnel j’ai beau chercher et je n’arrive pas à trouver d’excuses à ceux qui taguent les façades ou à ceux qui jettent leurs déchets à terre. A ce niveau, nous proposons une brigade 0 tag à la commune et des sanctions plus fermes contre les incivilités. Je pense aussi à la mise en place de plus de poubelles publiques et même mieux des poubelles intelligentes.

Enfin, au niveau de la gouvernance, je fais partie d’une génération qui veut des politiques irréprochables et qui ne peut plus tolérer les abus: il faut, par exemple, que tous les mandats des élus soient publiés avec leurs rémunérations de manière totalement transparente. Par ailleurs, il faut impliquer davantage les citoyens dans les décisions, en leur demandant plus souvent leur avis ou par exemple en créant un budget participatif pour des projets choisis par les Ixellois(es).

De manière générale, je veux aussi faire avancer la numérisation à Ixelles, aussi bien pour les services communaux que, par exemple, en développant une application qui regrouperait tous les événements culturels dans la Commune.

Je veux aussi que ma commune reste festive, dynamique et continue à mettre en avant sa multiculturalité.

Comment vois-tu les trois prochains jours, d’ici le dimanche 14 octobre ? Comment vas-tu gérer ta campagne et ta vie privée ?

A vrai dire, ces prochains jours, à part manger, dormir et travailler, je ne vais faire que la campagne à fond du matin au soir! Donc niveau vie privée, on repassera. Mais, depuis début septembre, je dois dire que j’ai quand même pu consacrer un peu de temps à ma famille et à mes amis, que j’essaye aussi d’impliquer dans ma campagne, même s’ils ne votent pas tous pour moi !

Ton slogan « Ixelles arrive » s’inspirait d’un titre d’un rappeur belge qui a rappelé qu’il ne souhaitait pas être associé à la politique. Tu as d’ailleurs changé de slogan entre-temps à sa demande. Quel regard portes-tu sur cet épisode ?

J’aimais beaucoup ce slogan! Il faisait en même temps référence au rap, dont je suis fan, mais il exprimait aussi une idée de jeunesse et de renouveau à Ixelles. Je l’ai changé avec regret. Cependant, je comprends qu’un artiste ne veuille pas être associé à la politique, ce qui n’était d’ailleurs pas mon but puisque c’était davantage un petit clin d’œil. Maintenant je me retrouve avec « Bonfond à fond ! », qui est plus simple et basique, mais qui fait sourire les gens.

Tu as mis en avant sur Tinder que tu étais candidat. Pour toi, Tinder est un réseau social comme un autre ?

Il est clair que Tinder est d’abord conçu comme une application de « drague » et qu’en l’utilisant politiquement, je dévie l’application de son but premier. Mais je trouve que c’est un moyen jeune et original de faire campagne. Quand vous êtes 18ème sur une liste et complètement inconnu, il faut un peu sortir des sentiers battus pour essayer d’y arriver. Je suis sur Tinder uniquement pour faire campagne et je suis assez content du résultat. Beaucoup d’Ixellois(e)s viennent me parler et on discute des enjeux de la commune ou des enjeux politiques en général, c’est super intéressant!

Quel est le principal message que tu veux délivrer aux Ixellois, en particulier aux jeunes ?

Ixelles est à vous !

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