Dimanche 26 mai 2019 : let’s vote

Catherine 21 mai 2019 0
Dimanche 26 mai 2019 : let’s vote

Ce dimanche, si vous habitez en Belgique, vous devrez voter 3 fois : pour les élections européennes, les fédérales et les régionales.

Dans le plat pays, les élections sont obligatoires mais ailleurs, en France par exemple, ce n’est pas le cas. Les gens devront (enfin plutôt pourront) uniquement voter pour les élections européennes. Ils peuvent, ce n’est pas une obligation. « Pourquoi alors, je me déplacerais dans un bureau de vote pour les élections européennes ce dimanche? Au final, ça changera quoi si j’y vais pas? ». Hé bien… comme pour toutes les élections, ça changera pas mal de choses, notamment la possibilité de voir le parti qu’on estime le plus compétent pour gérer les affaires publiques d’être élu…

Même si l’Union européenne (UE) semble éloignée, ses décisions ont un impact direct sur notre quotidien. Vous vous souvenez de l’affaire du glyphosate ? Ces pesticides qui sont si présents dans notre environnement ? Hé bien si on choisit bien le parti pour lequel on vote, on peut espérer qu’il devienne majoritaire et qu’à terme le glyphosate, entre autres, soit interdit dans l’UE. Pour rappel, le 27 novembre 2017 a été voté le renouvellement de l’autorisation du glyphosate jusqu’en 2022…

Suite à l’élection de dimanche prochain, 751 parlementaires européens devraient siéger à Strasbourg à partir de juillet. Un sondage récent montre ces tendances (source touteleurope.eu)

Les eurosceptiques progressent toujours
Alors que les projections sont actuellement défavorables au Parti conservateur britannique de Theresa May (il n’obtiendrait que 7 sièges contre 19 actuellement), la part des Conservateurs et réformistes européens (CRE) dans l’hémicycle strasbourgeois serait elle aussi en recul. Malgré le bond du parti Droit et Justice (PiS) au pouvoir en Pologne, ces élus souverainistes n’occuperaient plus que 7,6 % des sièges (environ 57 sièges), contre plus de 10% aujourd’hui. A l’inverse, porté par l’envolée du Brexit Party de Nigel Farage et une légère progression du Mouvement 5 étoiles – qui partage aujourd’hui le pouvoir en Italie avec la Ligue d’extrême droite -, l’actuel groupe europhobe Europe de la liberté et de la démocratie directe (ELDD) passerait de 42 à 49 sièges, soit 6,5 % de l’hémicycle. A l’extrême droite, les 36 sièges du groupe Europe des Nations et des Libertés (ENL) disparaîtraient quant à eux au profit d’une nouvelle alliance lancée en avril par Matteo Salvini, le chef de la Ligue. Alors que la quasi totalité des sièges du Ukip britannique serait récupérée par le Brexit Party, la nouvelle alliance représenterait 9,7 % du prochain hémicycle (73 sièges), notamment grâce à la popularité du Rassemblement national en France et de la Ligue en Italie. Elle a également été rejointe par les Vrais Finlandais (actuellement membres des CRE), le Parti populaire danois (CRE), le Parti populaire conservateur d’Estonie, le FPÖ autrichien (ENL) et l’AfD allemande (ELDD). Au total, les partis eurosceptiques et europhobes pourraient ainsi obtenir plus de 179 élus sur 751, soit 23,8% de l’hémicycle.

Les libéraux renforcés par les « marcheurs »
Avec l’éventuelle arrivée d’une vingtaine d’eurodéputés étiquetés, La République en marche, l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE) devrait connaître une belle progression en mai (environ 14% des sièges du Parlement, soit 105 sièges). En Allemagne, les libéraux-démocrates du FDP pourraient retrouver 7 sièges à Strasbourg, contre 4 actuellement, selon les estimations. Les libéraux tchèques du Premier ministre Andrej Babis arriveraient quant à eux en tête des votes dans leur pays.

Les écologistes au point mort
Malgré les bons résultats des partis écologistes lors des élections locales en 2018, et des intentions de vote en hausse en Allemagne, en Lituanie et en Belgique, le groupe des Verts/Alliance libre européenne (Verts/ALE) parviendrait à peine à dépasser la barre des 7% (7,3%) des sièges au Parlement européen (environ 55 sièges).

Les socialistes en chute libre
L’Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D), elle, chuterait avec un score d’environ 19,5% (environ 146 sièges), contre 25% aujourd’hui. Les beaux scores des partis socialistes espagnol, portugais et finlandais ne suffiraient pas à combler le recul d’autres formations nationales. Après l’échec à la présidentielle française de 2017 et la désertion d’une partie de ses membres, la crise du Parti socialiste français (allié à Place Publique et Nouvelle Donne pour le scrutin) devrait en effet se poursuivre puisqu’il n’obtiendrait que 6% des voix selon les derniers sondages… contre 14% en 2014 (avec le Parti radical de gauche). En Italie et en Allemagne également, le Parti démocrate et le SPD perdraient près de la moitié de leurs eurodéputés.

A vous de jouer pour que votre parti préféré, c’est-à-dire celui qui porte les valeurs que vous soutenez, soit élu !

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